L'expression patriotisme économique employée depuis quelques temps pour tenter de justifier la fusion absorption d'EDF par Suez en énerve plus d'un dont votre serviteur. Pour camoufler une volonté d'amis politiques, les membres du gouvernement tentent de nous jouer la fibre patriotique. Il ne saurait être question de patriotisme pour sauvegarder un bien public (voir article).
Et lorsque le patron de Total annonce qu'il pourrait soit disant délocaliser le siège de sa multinationale afin de se soustraire à la fiscalité française, lorsque des acteurs sociaux et des politiques demandent une taxation exceptionnelle sur les bénéfices records engrangés par sa société en 2005, il ne s'est pas trouvé un patriote gouvernemental pour se servir de cette belle invention.
Au delà de cet aspect, le patriotisme économique est une notion qui a bon dos pour permettre aux amis politiques de se partager de gros morceaux de gâteau. Il est vrai que pour un salarié dans son entreprise, lorsqu'il y a un plan social que le propriétaire soit français ou étranger ne change pas grand chose. Et de Lu-Danone à Hewlett Packard, en passant par Moulinex, il n'y a pas de patriotisme économique qui prévale, quand on pointe à l'ANPE !