Il semble que la décision votée lors du conseil municipal du 23 juillet 2003 concernant la mise en place d’un système de vidéosurveillance sur l’ensemble de la ville voit le jour rapidement. En effet, Madame la député-maire dans son journal municipal nous annonce que la ville sera prochainement quadrillée de 76 caméras en plus des 25 existantes déjà. Ces dernières sont situées dans les parking souterrains (Hôtel de Ville et Mars et Roty) au niveau des escalators. Une caméra de voie publique installée sur le mur du local de la police municipale permet de contrôler les allées et venues des putéoliens sur l’ensemble de la place de la mairie. Ce système appelé « vidéo protection » devrait permettre de réduire la délinquance mais aussi de protéger les « bons citoyens ». Ce qui est assez paradoxal, c’est dans le même numéro de Puteaux Info, Joëlle Ceccaldi est fière de nous annoncer que Puteaux est la ville des Hauts-de-Seine et d’Île-de-France où le taux de délinquance est le plus bas. Nous nous interrogeons : Pourquoi vouloir installer des caméras sur la voie publique ? Pour contrôler qui ou quoi ? Si l’on regarde les futurs lieux d’installation des caméras certaines questions peuvent être soulevées. En effet, en dehors des caméras dites de circulation (au niveau du quai de Dion Bouton, aux croisements des rues : Wallace/Jean Jaurès, F.Pyat/Jules Verne, Charles de Gaulle/Berthelot, Blanche Gérhard/Wallace, Bellini/Jean Jaurès au Rond point des Bergères, rue des fusillés et rue Cartault,), le projet prévoit d’installer des caméras aux abords des square et des parcs de jeux ainsi qu’aux abords de l’école maternelle de
La vidéosurveillance n’a jamais été un moyen efficace de lutter contre la délinquance si délinquance il y a. La municipalité a choisit le tout répressif et délaissant le travail sur le terrain et l’aspect de la prévention. En plus du coût exorbitant de l’installation de ce système (3 millions d’euros : 1 million d’euros pour l’installation de 76 caméras supplémentaires et d’un PC de supervision auquel s’ajoutent deux millions d’euros pour la mise en place d’un réseau de fibres optiques essentiellement nécessitée par cette opération), il n’est pas certain que cette solution mette un terme à l’insécurité social et sanitaire d’une partie des habitants de Puteaux. Il aurait été préférable de créer des places en crèche ou d’aider les propriétaires d’immeubles insalubres à mettre aux normes leurs propriétés.
Nous demandons qu’un débat public ait lieu avec l’ensemble des habitants de Puteaux afin de savoir s’ils souhaitent qu’une partie du budget de la ville soit engagé sur plusieurs années dans ce système de vidéosurveillance.