Au secours mes Maîtres, on va tuer le baron Sellière. Pas physiquement bien sûr ! Mais il n’est pas certain que Messieurs Villepin, Breton et consorts arrivent à faire cadeau à Monsieur Mestrallet et à lui-même de Gaz de France. Passons rapidement sur les péripéties (ENEL pas ENEL, Suez pas Suez etc. )
Avec même un petit coup de patriotisme économique : « Au secours bon peuple de France on va piquer l’argent de nos dirigeants ! ». Tant pis si le Suez en question est une société belge ! Alors il s’agit probablement du même patriotisme qui fait que nombre de nantis vont s’installer dans ce royaume pour échapper aux « rigueurs fiscales » de
On le sait, ces fusions acquisitions sont généralement admises, à regret dans le meilleur des cas, par nos bons moutons sociaux-libéraux. Elles font partie de toutes ces « réformes, douloureuses mais nécessaires ? » que le manque d’acier dans la colonne vertébrale de ces belles dames et beaux messieurs pourvus de tous les diplômes, ont fait supporter à ceux qui en sont toujours les victimes : les travailleurs salariés, les pauvres et tous ceux qui peinent à vivre Quand a-t’on vu que ce style de fusion acquisition n’induise pas : d’une part des licenciements plus ou moins secs et d’autre part, l’abandon des critères et des contraintes de service public ? On l’a déjà vu avec les récentes augmentations des tarifs du gaz. Populations pauvres Tant pis pour vous ! Mais, peu importe puisqu’il s’agit d’offrir sur un plateau à une multinationale de quoi satisfaire ses appétits de profit et de distribution de dividendes aux fonds de pension divers et variés dont la mission de service public de Gaz de France constitue le plus cadet des cadets de ses soucis.
Mes Maîtres, passons aussi sur la parole solennelle du gouvernement, donnée il y a peu. « Jamais, au grand jamais l’Etat ne séparerait de sa majorité de 70% au sein du conseil d’administration de Gaz de France » ! Mais qui diable a entendu cela, où donc ? Cela a dû faire « pschitt ! » sans que l’on s’en aperçoive. Que ce gouvernement de nantis réactionnaires entonne à l’unisson les litanies du capitalo-libéralisme déchainé cela peut paraître normal. Après la démolition systématique des services publics :
Ces gens ont en plus, l’art de trouver des alliés surprenants. Mes Maîtres, entre renégats de la parole donnée existent des similitudes : la souplesse de l’échine, la mémoire sélective. Après la trahison de
S’il était absolument nécessaire de bâtir un groupe de dimension internationale dans le domaine de l’énergie, il me vient une idée, absurde certainement. Fusionnons EDF et GDF ! AH bon ! Cela existait déjà. Mes Maîtres, il faudra bien pourtant mettre un terme à la barbarie du libéralisme économique. Debout !