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Articles de PA! infos : national et international

Jeudi 1 janvier 2004

Le gouvernement français dispose d’armes de destruction massive. Il a commencé à s’en servir contre sa propre population.

 

 

 

Voici quelques-unes de ces armes redoutables, avec les effets qu'elles produisent.

 

- la raffarine : puissant anesthésiant. Effets inhibants et paralysants, renforcés par l'agent 49-3. Affaiblit aussi les défenses immunitaires, notamment avec les armes bactériologiques suivantes.

 

- l'agent Sarko : provoque un violent sentiment d'insécurité. Extrêmement contagieux, effets secondaires proches de ceux du virus JMLP : accès de xénophobie, allergie aux sans-papiers, paranoïa sécuritaire, délation...

 

- le bacille de Ferry-Darcos : très meurtrier. Capable d'éliminer d'un seul coup 26.000 personnes (particulièrement des emplois jeunes). Associé à la raffarine, il provoque une sévère régionalisation, frappant particulièrement des secteurs entiers de l’éducation nationale et dont l'issue peut être fatale au service public d'éducation.

 

- la fillonite : psychotrope et hallucinogène. Les sujets atteints sont persuadés qu'ils devront cotiser 40 ou même 42,5 années et que les fonds de pension sont inévitables.

 

- la delevoyite : responsable d'épidémies et de précarité dans la fonction publique, elle entretient l'insécurité sociale et les bas salaires. Administrée avec la fillonite, peut venir à bout des patients atteints par la maladie de défense du Service public.

 

Aussi surprenant que cela paraisse, des stocks importants de ces armes entreposées en lieu sûr ont été découverts entre autres à l’Assemblée Nationale, au Sénat mais également au siège du MEDEF.

 

Que font les inspecteurs de l’ONU ?

 

Rien ! Ils n’ont reçu aucune mission en ce sens. Aucune résolution n’a été votée pour exiger que le gouvernement détruise ces armes.

 

Alors, c’est à nous de nous prémunir contre ce gouvernement. En attendant, nous vous proposons quelques solutions pour vous protéger.

 

- Descendre dans la rue : il est reconnu que la grève et la manifestation renforcent les défenses immunitaires, à condition de prendre régulièrement le traitement et non, comme le recommandent certains praticiens, une fois de temps en temps ; la grève reconductible est particulièrement indiquée et a déjà prouvé son efficacité en 1995 lors de l’épidémie de juppéite.

 

- S’organiser au sein de son bureau, son service, son entreprise pour que les armes gouvernementales restent inopérantes et sans effets sur l’ensemble du corps social.

 

- Adhérer à un syndicat qui veut réellement lutter contre ces armes redoutables. Insuffisamment prescrit, ce remède est très efficace. Administré sous forme de vaccination, ce traitement est fortement conseillé par l’équipe de Puteaux Alternative !

 

Attention, quelques putéoliens (en nombre de plus en plus importants ) à qui ce traitement est administré depuis de longues années nous signalent des effets secondaires désirables : au-delà des résistances immunitaires qu’il provoque, il amène ces individus à se prendre en main, à se considérer comme des citoyens, à intervenir dans le débat public pour lutter contre un agent particulièrement néfaste sur le corps social local : le Ceccaldisme !

 

 

 

Ssa

 

Par ramiro
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Jeudi 1 janvier 2004

Il m'arrive parfois de sortir de Puteaux...Il m'arrive parfois, même, de penser qu'ailleurs la vie y est plus facile... qu'ailleurs les mœurs politiques sont plus douces. Et pourtant....

Je discutais l'autre jour avec un collègue qui vit à Asnières. Il habite dans un quartier résidentiel éloigné des grands ensembles des quartiers Nord. Selon lui Asnières est une commune où il fait bon vivre.

Toutefois depuis un certain nombre d'années le climat semble s'être délabré. La droite à progressivement colonisé tous les espaces de libertés. Lors des dernières élections un jeune loup du RPR, Manuel Aeschlimann, ami de Nicolas Sarkozy, a pris les rênes de cette ville de 80 000 habitants. Conseils municipaux menés à huis-clos, associations -non affiliées- exclues de leurs locaux et privées de subventions, militants d'opposition intimidés, diffamés et journaux municipaux transformés en tribunes propagandistes à la gloire du maire et de son entourage... Car à Asnières, comme place Beauvau, on travaille en couple, peut-être est-ce antidémocratique mais tellement plus glamour... Ailleurs on parle bien de démocratie héréditaire de droit(e) divin !

Contre la droite sécuritaire ! Contre la ségrégation sociale !

Il est vrai que l'équipe municipale ne manque pas d'arguments. La France semble être en danger, l'insécurité y est galopante et les délinquants se promènent trop facilement en liberté... La municipalité a d'ailleurs pris des dispositions envers les fauteurs de troubles. Contre l’avis du Conseil constitutionnel, les conseillers municipaux ont massivement voté l'application d'un couvre-feux pour que les enfants de moins de 13 ans ne traînent pas dans les rues. De plus, il a été appliqué dans le quartier le plus populaire d'Asnières, celui du Nord. Caméras, flics municipaux et associations communautaires téléguidées par la mairie ne suffisaient plus. Inutile de dire que l'extrême droite, très présente, ne trouve rien à redire.

Il y a dans ce constat, d’étonnantes similitudes avec les problèmes rencontrés à Puteaux et il semble nécessaire de tirer quelques conclusions. A qui faut-il imputer la responsabilité de cette irrésistible ascension ? On peut se demander si l'offensive de cette droite sans complexe ne s'est pas faite parce que la gauche a trop facilement déserté les quartiers et les entreprises, en laissant les classes populaires à la merci des démagogues (réactionnaires, racistes, fascistes et intégristes de tout poil !).

Nous habitons un département riche, très riche, on parle même parfois du P.I.B du Portugal ou de la Grèce, et c'est certainement ce qui aiguise les appétits... C'est aussi un département peuplé, avec plus d'un million d'habitants et c'est sans doute cela qui en fait un laboratoire pour tous les apprentis sorciers de la politique, depuis le début des expériences de gestions départementales et régionales... Que ce soit un Ceccaldi en 1970, un Balkany (Levallois) dans les années 80 ou Aeschlimann et Guéta (Colombes) en 2002, il semble que le jeu en vaut la chandelle...

L’alternative plutôt que l’alternance !

Peut-être que le système Ceccaldi s’effondrera... Mais je doute que nous nous trouvions en meilleure posture dans une municipalité gérée par un jeune loup de l'UMP.

Il y a à Puteaux des gens qui œuvrent pour la démocratie. Ils sont militants d'opposition, organisent des réunions publiques, sont actifs sur les marchés et discutent avec les putéoliens qu'ils fréquentent dans les quartiers où ils habitent, travaillent, et où leurs enfants sont scolarisés. Ces hommes et ces femmes se battent pour des valeurs démocratiques fortes. Ils critiquent l'autoritarisme de la mairie, pas seulement parce qu'ils trouvent l'équipe municipale incompétente mais parce qu'elle représente, à leurs yeux, l'application de méthodes et d'une idéologie liberticide. Ces militants sont conscients qu’il est urgent de définir le contenu de ce que pourrait être un programme démocratique pour Puteaux. Ils veulent dépasser les critiques superficielles et élaborer, avec tous les citoyens, une véritable alternative politique à la droite autoritaire.

Loula Zapata

 

Par ramiro
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Jeudi 1 janvier 2004

C'est la reconstitution d'un crime dans une cité de la région parisienne. Dispositif policier important, magistrats, et l'auteur du crime, Nono.

 

Pas n'importe quel crime. Il a arrosé d'essence sa victime, son ex-amie, dans un local à poubelle. Sans intention de la tuer, dira-t-il, mais cela, nous n'en savons rien. Reste que Souad (c'était son prénom) est morte, transformée en torche vivante au milieu de la cité. Reste cet acte : arroser quelqu'un d'essence, pour humilier, faire peur, soumettre, montrer qui est le maître et qui est la chose. Reste également la plaque, en hommage à Souad, profanée à plusieurs reprises. Reste enfin les copains qui manifestent leur soutien à … Nono.

 

Il y a des solidarités dégueulasses !

 

Par ramiro
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Jeudi 1 janvier 2004

Un arrêté gouvernemental pris en catimini pendant le week-end de Pâques diminue le taux de remboursement de 600 médicaments. Il s’agit de médicaments d’efficacité reconnue et de prescription indispensable dans des maladies et situations fréquentes. Ne pas les soigner risque de les aggraver. Il suffit d’avoir un jour été victime d’un herpes ou d’une mycose pour savoir qu’il est préférable de les traiter rapidement car ces maladies font souffrir.

De toute évidence cette décision constitue une entrave à l’accès aux soins. Les personnes qui peuvent se payer une assurance complémentaire seront probablement remboursées comme  auparavant, mais les  cotisations augmenteront forcément !

Le déficit de la branche maladie de la sécurité sociale justifie  selon le gouvernement une telle décision mais cette  économie est insignifiante aux regard des dépenses de soins.

Une fois de plus on n’ose pas s’attaquer aux dysfonctionnements structuraux qui, eux,  entraînent énormément de dépenses inutiles comme, par exemple, la répétition à l’hôpital d’examens (scanners, IRM )  déjà faits en ville.

Nous voyons se profiler la réforme de l’assurance maladie que le gouvernement se propose de mettre en œuvre dès l’automne prochain. Une réforme qui vise d’abord  à transférer vers les régimes complémentaires une part importante des dépenses de soins. Puis, ensuite, d’ouvrir la porte à une privatisation rampante qui permettra  aux assurances privés de se positionner sur ce nouveau marché. Cela aggravera  davantage l’accès aux soins des personnes aux faibles revenus. Les pratiques de dépassements d’honoraires de la médecine spécialisée ne cessent d’augmenter au nom du coût de la qualité. Seulement, si la qualité est réservée à ceux qui peuvent se la payer, nous basculons dans un système à deux vitesses et c’en est fini de la solidarité nationale et de la Sécurité sociale.

Il est trompeur de faire croire aux citoyens que le désengagement de l’Assurance maladie est la seule réponse possible aux difficultés actuelles qu’elle connaît.  La prévention des maladies, l’éducation à la santé, la lutte contre les nuisances… sont une fois de plus oubliées, pourtant c’est là qu’il est possible de faire d’importantes économies.

La logique de l’économie libérale est en train d’augmenter les inégalités sociales, le droit de se soigner est un droit fondamental. Tenter de le faire disparaître parce que les déficits sociaux perturbent cette économie libérale montre bien qu’au delà du déremboursement de médicaments c’est bien le débat sur la société que nous voulons qui est posé. 

DMe

 

 

Par ramiro
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Mardi 1 juin 2004

Le débat sur le foulard islamique agite la société depuis plusieurs mois. Il divise les « familles » politiques, brouille les repères et fragmente encore un peu plus une société en mauvais état, rongée depuis 30 ans par la montée du chômage, l’accroissement vertigineux des inégalités et le délitement social, les exaspérations qui en résultent.

 

A Puteaux Alternative !, nous n’avons pas débattus du foulard. Nos priorités étaient ailleurs. La question est pourtant d’importance. Les propos qui vont suivre ne sont donc pas la position de Puteaux Alternative ! mais une réflexion visant à dégager quelques points d’appui au milieu d’un débat aussi passionné que confus.

 

Les vagues successives d’immigrations en provenance de pays ou l’islam est dominant font qu’aujourd’hui plusieurs millions de musulmans vivent en France. C’est un fait nouveau et il es normal que ceux-ci puissent exercer leur religion dans des lieux de culte décents. Bref, la religion musulmane doit bénéficier d’une reconnaissance au même titre que le christianisme et le judaisme.

 

Cependant, cette reconnaissance ne peut s’inscrire que dans le cadre de la laÏcité qui, rappelons, le, définit la religion comme une affaire privée et affine la prédominance de la loi des hommes sur la loi divinne.

 

Visiblement, certains courants religieux ne l’entendent pas de cette oreille et cherchent à faire céder le cadre des principes laïques. Pour eux c’est à la République de s’adapter à leurs exigences et non l’inverse. Il y a  là un désaccord fondamental. Céder sur ce principe serait lourd de conséquences.

 

Rappelons que la conquête de la laïcité n’a pas été un long fleuve tranquille et qu’elle n’est pas le fruit d’un consensus mais le résultat d’un combat. Plusieurs siècles ont été nécessaires pour que les curés cessent de régenter chaque aspect de la vie des individus. Il serait fâcheux de l’oublier et de laisser certains imams reprendre cette succession.

 

C’est mon choix, affirment certaines jeunes filles. Elles veulent nous dire par-là qu’elles ne sont aucunement manipulées, obligées, etc. Peut-être bien mais cela ne change strictement rien au fond du problème. La République n’est aucunement tenue d’accepter tous les choix. Elle fonctionne sur des principes avec lesquels certains « libres choix » sont incompatibles.

 

Enfin, même si le port du foulard relève d’une démarche librement consentie pour certaines, on ne me fera pas croire qu’il s’agit de la majorité d’entre elles. L’encadrement masculin de leurs manifestations laisse tout de même pense qu’il n’y a pas là une pure spontanéité.

 

Je suis un peu agacé devant les outrances et les exagérations à propos de « l’intégrisme laïque », les « persécutions des musulmanes », etc. L’indignation me gagne lorsque je vois les partisans de l’ayatollah Khomény manifester devant l’ambassade de France à Téhéran contre les persécutions des musulmans en France. Depuis quand les dictateurs et les tortionnaires sont-ils habilités à donner des leçons de droits de l’homme ? Et depuis quand les fondamentalistes religieux du Liban, de l’Iran ou du département d’état américain (bigots de tous les pays, unissez-vous !) devraient-ils dicter ce que doit être la laïcité ? Et sns aller si loin, comment ne pas voir qu’intégrisme musulman et extrême droite « bien de chez noux » sont les deux revers d’unne médaille, que les succès des uns assureraient les succès des autres ?

 

Pour conclure, il y a quelque chose d’assez insupportable dans ce débat, c’est de voir les religieux de tous bords occuper le devant de la scène. On occulte ainsi le fait que des millions d’individus vivent sans Dieu et mènent leur existence en dehors des injonctions divines.

 

 

 

Rackam le Rouge

 

Par ramiro
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