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Quand Gédéon se lâche...

Lundi 1 septembre 2003

Ah mes Maîtres, quelle joie, Monsieur le Baron Seillière est content ! Son valet Raffarin a « sonné la fin de la récréation ».Les experts, les chefs de ce que l’on veut , les donneurs d’ordres, les petits dictateurs de bonne conduite, les prêtres de l’ordre moral, les exploiteurs cyniques, les supermenteurs de tout poil, les dames d’œuvres, les apitoyés de la bonne conscience, les metteurs au travail, tous ces joyeux réactionnaires vont, enfin, remettre sur le bon chemin la troupe visqueuse et rampante des profiteurs de toute sorte. Les chômeurs indemnisés, les bénéficiaires du RMI, les mendiants, les sans-papiers, les honteux profiteurs des largesses patronales, les suceurs du sang des entreprises, les jouisseurs des congés payés, les allocataires divers et variés, et, horreur, les fonctionnaires, tout ce beau monde va être mis au pas après avoir été honteusement pourri par le gouvernement précédent.

 

 

 

Quoi ? Après les quelques malheureuses années passées en entreprise, où la grâce patronale a consenti à verser un salaire toujours trop coûteux par rapport au travail fourni, on aurait droit à une retraite permettant aux paresseux de se prélasser dans leur logement ou pire dans le domaine public, bref, profiter vainement de la vie, ou même se soigner, vous n’y pensez pas mes Maîtres ! Une telle prétention nécessiterait au moins 60 années de dévouement absolu et d’acceptation de subordination aux « destinées de l’entreprise », et à l’infaillibilité de son patron. En plus, pour pouvoir prétendre à quelque chose de substantiel il sera de bon ton d’investir ses maigres économies dans un fonds de pension de l’entreprise. Conséquence logique de la confiance accordée au patronat de droit divin, incarné par son plus haut dignitaire, « not’ seigneur » Monsieur le Baron Seillière. Ah mes maîtres, quelle belle perspective !

 

 

 

Les grands humanistes, raffarino-sarkoziens, sous la haute Présidence de l’homme dont la droiture et la rigueur morale personnelle sont connues de tous, ne se contentent pas d’agir sur nos concitoyens, ils exercent leur magnanimité sur ceux que la misère a chassés de leur pays, malgré les obstacles que des inconscients dressent sur leur route pourtant semée de bonnes intentions. « Droit de l’hommistes ! » Voila l’injure qu’à cru bon de proférer le ministre de l’Intérieur à l’encontre de ceux qui se préoccupaient du sort des malheureux que la destruction du  centre de Sangatte allait jeter dans la rue en plein hiver.

 

 

 

Droits de l’hommistes, les rédacteurs de la Déclaration de 1789, Droits de l’hommiste René Cassin « panthéonisé »,et qui fut l’un des rédacteurs de la Déclaration Universelle des droits de l’homme de 1948 ! Droit de l’hommistes, Robert Badinter et l’Assemblée nationale qui vota l’abolition de la peine de mort en 1981. Droits de l’hommiste la Croix-Rouge, Droits de l’hommistes les ONG et d’une manière générale tous ceux qui œuvrent pour que ce monde soit un peu moins dur à ceux qui souffrent !Quelle belle injure mes maîtres ! Et quelle honte pour celui qui s’est cru autorisé à la lancer !

 

Mais quelle joie mes Maîtres, de voir le premier ministre de notre pays être ramené à une position que sa fonction n’aurait jamais dû lui faire occuper : le valet servile du patronat cynique et triomphant !!

 

 

 

Gédéon

 

Par ramiro
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Jeudi 1 janvier 2004

Tout est dit, mes Maîtres, la guerre est finie, nos Seigneurs vont pouvoir se consacrer aux maux qui nous accablent. Après avoir amputé les budgets de l’éducation nationale, de la recherche, de la ville, avant de commencer à démanteler la Sécurité Sociale, les adorateurs du libéralisme économique débridé vont, enfin, démolir la solidarité entre les générations, en massacrant. notre système de retraites. Même les dirigeants de la CFDT, pourtant soucieux de ne faire nulle peine même légère à nos gouvernants se sont élevés contre leur projet « le compte n’y est pas » paraît-il. Allons Messieurs, vous devriez quand même savoir que le B.A.-ba d’une politique de droite est de discréditer les syndicats. Vos complaisances passées fondées sur l’espoir d’amadouer le patronat en courbant l’échine ne servent à rien. Domestiques vous fûtes, remis dans les wagons à bestiaux de votre condition vous resterez.

 

Que diable, « le gouvernement a changé », comme l’a dit « not’Mait’ »Monsieur le Baron Seillière !

 

Vous savez bien mes Maîtres, que la politique de nos gouvernants est de vous donner la possibilité d’être responsables de vos propres difficultés. Responsables on vous dit. Responsables d’être nés dans la pauvreté, responsables d’avoir vu vos parents et amis smicards être balancés comme de vieux bagages éculés dans une décharge publique par un patronat leur accordant un « plan social » pour sa bonne conscience, responsables d’être entraînés à la délinquance par une société toute entière dominée par la frénésie publicitaire. « Je t’offre des produits séduisants mais je ne te donnerai jamais la possibilité de les acheter ».

 

La destruction de vos retraites ne peut que vous être bénéfique, en même temps qu’elle rapportera des bénéfices considérables aux grandes compagnies d’assurances. Dans leur grande sagesse désintéressée, elles sont mieux à même que vous de juger, d’estimer ce que doit être le montant qu’elles vous consentiront à vous distribuer. Enfin, les richesses de la France ne doivent en aucun cas être distraites de leurs légitimes propriétaires : le MEDEF et consorts.

 

Les inspirés qui nous gouvernent, ont remplacé dans les rapports sociaux, la négociation par la « concertation ». La belle trouvaille mes Maîtres ! Cela permet de faire semblant d’écouter, et par la suite de ne tenir aucun compte des avis que l’on a sollicités. Dans le même esprit, on va remplacer la loi par le contrat, une autre, belle trouvaille. Cela va permettre d’affaiblir le monde du travail, honteusement favorisé depuis la mise en place des conventions collectives, résidus méphitiques du Front Populaire de 1936. Le salarié va maintenant se trouver seul devant le patron qui, inspiré par la Providence économique, décidera de ce qui est bon et mauvais. Foin des conquêtes sociales ! Vous seuls serez responsables de votre avenir de votre impuissance et de votre misère. Quel progrès mes Maîtres, quelle belle société humaine cela nous promet !! Encore une avancée civilisatrice promise par le libéralisme effréné. Et puis, s’il reste des peu ou pas convaincus, on remplira les prisons mes Maîtres. Les raffarino-sarkoziens s’en occupent et en construisent. Il va bien falloir les utiliser, non ?

 

 

Gédéon

 

 

 

PS : Et pendant ce temps-là, un autre dictateur se déchaîne. On fusille à Cuba, on condamne jusqu’à des dizaines d’années de prison des artistes, écrivains, journalistes, pour avoir osé critiquer le régime. Ohé les grandes gueules, les Gérard Depardieu, les Danielle Mitterrand, on ne vous entend pas ! Complicité, indifférence, ou remords de s’être fait berner ? On aimerait savoir.

 

Par ramiro
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Mardi 1 juin 2004

Madame Guedj, avocate, militante UMP, spécialiste des droits de l’homme dans ce parti, a été nommée Secrétaire d’Etat aux projets immobiliers de la Justice, bref, à la construction des prisons. Eut-on imaginé, il y a quelques années, Robert Badinter, ministre de la Justice, chargé de la maintenance de la guillotine, et du recrutement des « exécuteurs des arrêts criminels »,? Mais apparemment ce genre de contradiction n’a choqué personne, pas Jacques Chirac en tout cas.

 

Après un grand déploiement de ministres pleins de compassion, les « boites noires » du Boeing 737 qui s’est écrasé à Charm el Cheikh ont été remontées à la surface. Dites-nous mes Maîtres, combien de ces personnages sont venus au chevet de 15000 vieillards en train de mourir de la canicule.

 

Le ministre de la santé, sans sa tenue de villégiature, est venu s’enquérir de la bonne santé des malades de l’épidémie de légionellose dans le bassin minier. Il était temps, la contamination par ce bacille semblant toucher à sa fin.

 

Le ministre de la justice, le Perben fouettard, assiste à une commémoration de l’accident d’aviation du Mont Sainte Odile, survenu il y a plus d’une dizaine d’années et promet que toute la lumière sera enfin faite.

 

La sollicitude de nos Excellences s’exerce, spontanément bien sûr à la télévision, à l’égard des victimes de ces catastrophes et de leurs familles. Le bon peuple de France tout ému, manifeste sa gratitude en faisant remonter dans les sondages la cote des « princes qui nous gouvernent . »

 

Et il y en a encore mes Maîtres, qui ne sont pas contents ! Pourtant tout porte à croire que l’ardeur dans l’action des ministres, du Président, et de leurs patrons du MEDEF va s’affirmer dans bien des domaines. Le service public EDF GDF sera prochainement privatisé. La précarité des emplois va être accrue, les chômeurs réduits à la portion congrue, les étrangers en situation irrégulière laissés sans soins médicaux, de nouveaux contrats de travail mis en œuvre. Ceux-ci donneront aux affidés de « not’ maît’ »Monsieur le Baron Seillière beaucoup de possibilités. Soit exploiter au moindre coût, de la main d’œuvre peu qualifiée, avec la complicité et l’aide du pouvoir, soit systématiser l’emploi précaire pour les plus qualifiés. (RMI-RMA pour les laissés pour compte de la croissance à venir, contrats de mission de cinq ans pour les plus qualifiés.) Les sans-emploi seront bien obligés d’en passer par là, puisqu’en même temps on réduit la durée d’indemnisation du chômage. Ah mais ! Et il ne manquerait plus que la Sécurité Sociale, les hôpitaux ne soient pas l’objet d’une réforme qui donne justement aux cliniques lucratives et aux assurances privées la perspective de profits juteux !

 

Ajoutez à cela mes Maîtres, les lois que le Perben fouettard nous concocte, et vous vous rendrez compte à quel point nous entrons dans une ère de fraternité républicaine que beaucoup de pays étrangers vont nous envier. Sous prétexte de lutter contre la criminalité organisée, il ne s’agit, ni plus ni moins, que de réduire les droits de la défense, et d’augmenter le pouvoir d’inquisition des procureurs et de la police. Savez-vous mes Maîtres que l’on pourra installer légalement à votre insu des caméras et autres systèmes de surveillance dans votre domicile pour espionner votre vie la plus privée ? Tout cela à tel point que même la très modérée Union Syndicale des Magistrats proteste, comme l’ensemble des professions de droit. Sans parler des avocats et autres défenseurs des droits de l’homme, cette sotte engeance. Les hystéro-sécuritaires vont enfin être heureux, l’état policier de leurs rêves se profile d’ici peu. Et que l’on ne nous parle pas de démagogie ! C’est le droit des bœufs de ne pas être conscients de l’abattoir.

 

 

 

Gédéon

 

Par ramiro
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Mardi 1 juin 2004

Je me suis souvent demandé comment on pouvait être à la fois, civilisé, humaniste, soucieux de justice, démocrate, laïque, républicain, et être engagé à droite à moins d’être, soit un cynique soit un inénarrable gogo. J’avais tendance à opter pour le cynisme. Après tout quand on entend Monsieur le Baron Seillière proférer son discours de revanche sociale, on peut avoir la conviction que ce grand chrétien réinvente la lutte des classes. Est-elle réellement terminée d’ailleurs ? Cela m’est revenu, Monsieur, quand je vous ai vu et entendu protester contre les méfaits des sbires de la Mairie. Obéissant à leur maître et seigneur, ils barraient l’entrée de la réunion publique sur le PLU à un journaliste et militant de gauche dont le seul tort est d’exprimer sur son site Internet toutes les opinions des habitants de Puteaux.

 

Arguant de votre qualité de militant de l’UMP, vous vous êtes indigné de cette voie de fait. Cela n’a rien changé, les manifestations de la haine la plus féroce ont continué, de même que les éructations d’injures et d’insultes. Le «socialo-communiste» est resté dehors, le droit à l’information de chaque citoyen de la ville fut bafoué. La violence de l’autoritarisme ceccaldien s’est trouvé une justification hypocrite. Il s’agissait de sollicitude ! Les ardents partisans du maire, scandalisés par l’expression libre d’un administré, outrés par une critique injuste de la politique municipale, risquaient de mettre à mal l’insolent qui la rapportait sur son site. Bref, le maire, malgré sa bonne volonté ne pouvait répondre de la colère de ses affidés. Pour un homme d’ordre, quel crève-cœur, quel calvaire ! Gageons que même après l’installation des caméras de surveillance, sa… bienveillance ne faiblira pas.

 

Je ne vous ferai pas un procès en naïveté ou cynisme Monsieur. Après tout, chacun peut avoir de ces égarements, mais je vous plains. Votre indignation était fondée, mais les faits qui l’ont motivée révèlent le mépris et la condescendance que la droite montre à l’égard de tous ceux qui ne digèrent pas le raffarino-sarkozisme assaisonné au chiraquisme démagogique. Ajoutez–y un gros brin de MEDEF, une bonne louche de libéralisme sauvage, un fin bouquet d’hystérie sécuritaire, un bol de thatcherisme mou enrobé dans la communication et vous aurez à avaler cette infâme pitance. La variante à la sauce ceccaldienne comporte une bonne giclée d’arrogance et de mauvaise foi. Vous en avez eu la preuve. Vous y êtes à l’aise ? Allons, vous êtes surpris ?

 

Cette époque est celle de la plus grande cruauté des rapports sociaux. Au pas les futurs retraités ! Au pas les malades et immondes profiteurs de la sécurité sociale ! Au pas les salariés que l’on emploie ou que l’on jette selon les cours de la bourse ! Au pas les artistes que l’on réduit à la portion congrue ! Au pas la culture ! Au pas les professeurs, immondes grévistes ! Au pas les fonctionnaires toujours trop nombreux et si peu productifs ! Au pas les syndicalistes que l’on roulera dans la farine au cri de «cause toujours tu m’intéresses» ! Au pas les journalistes de France-Presse qui ont eu l’outrecuidance de rapporter la suffisance du Premier ministre fuyant  les questions sur les victimes de la canicule ! Au trou les vieux ! De toute façon, ils finiraient bien par mourir.

 

Alors, Monsieur le militant de l’UMP, vous pouvez continuer à soutenir et développer la brutalité de la société que la droite nous mitonne. Le comportement sauvage de la majorité municipale qui vous a scandalisé n’est que l’expression locale de cette dureté. Le pire est que tout cela s’exerce avec la plus grande sérénité. Qu’il s’agisse de la famille qui règne sur Puteaux ou qu’il s’agisse de nos gouvernants nationaux, l’obésité de la certitude d’être des chefs par nature conduit ces autocrates à être de plus en plus odieux. Qu’ils mentent, se moquent de leurs administrés, refusent la critique, maltraitent leurs concitoyens, quoi de plus naturel pour eux ! Espérez-vous une autre sorte de rapports sociaux ? Sans doute. C’est peine perdue aussi bien à Puteaux qu’en France. A moins que l’on ne remplace tous ces joyeux réactionnaires par de vrais démocrates et républicains ; est-ce là votre secret espoir ? J’en doute. Mais ce jour viendra.

 

 

 

Gédéon

 

Par ramiro
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Mardi 1 juin 2004

Il ferait beau voir mes Maîtres, que les efforts de notre gouvernement, pour remettre ce pays à l’endroit, ne soient pas mis en valeur par notre télévision. Je veux parler ici des chaînes hertziennes qui nous susurrent aimablement tous les bienfaits qui nous sont concoctés. La conviction qu’y mettent les journalistes, éditorialistes, commentateurs, consultants de tout poil, mérite toute notre admiration. Une protestation récente du C.S.A., relevant le peu de place laissée à l’expression de l’opposition sur France2, n’a heureusement aucune conséquence. La  chaîne continue à faire couler son robinet d’eau tiédasse en évitant soigneusement de choquer le responsable de la communication du Premier ministre. Et pourtant elle a failli le faire au grand dam du patron de la rédaction. Vous vous souvenez peut-être mes Maîtres, de ces images : le Premier ministre fuyant les questions d’un journaliste sur les inconséquences du gouvernement à propos du massacre de nos vieux par la  canicule de cet été. Il est vrai que voir le Raffarin se précipitant dans un escalier au risque de s’écraser dans la descente valait son pesant de cercueils. De coup de téléphone en coup de téléphone, le cabinet du Premier ministre n’a pas réussi à parer le mauvais parti fait aux autorités. Cela ne doit pas se reproduire, à aucun moment et sous aucun prétexte ! Il existe pourtant de bonnes recettes pour conjurer ce genre d’ennuis.

 

Toujours ouvrir le journal télévisé par un fait-divers, le plus crapoteux possible. Si au passage on peut y glisser un petit couplet sur l’insécurité, ne pas hésiter à le faire. Ne jamais donner d’information complète sur les mesures gouvernementales, toujours citer les seuls chiffres qui lui sont favorables. Au cas où sous la contrainte, il faudrait faire entendre le point de vue de l’opposition, toujours couper la parole aux adversaires politiques de la majorité pour les empêcher de développer leurs arguments. Eviter de s’appesantir sur les sondages de popularité, sauf en cas de remontée de la cote des gouvernants. Noyer en toute fin de journal, les informations sur l’étranger de manière à favoriser l’ignorance. Bref, « faire un journal de mimile pour des mimiles ». (Déclaration du présentateur vedette du journal de 13 heures de France2 à l’un de ses confrères)

 

Je ne vous ai pas cité TF1 mes Maîtres. C’est que l’on ne peut leur faire aucun reproche, tout est bien huilé. Qu’il s’agisse du JT de 13 Heures ou de celui de 20 heures, les connivences avec la droite sont tellement flagrantes qu’il est inutile de les en féliciter, les chiffres de leur audience parlent pour eux. Il convient de ne pas donner à un auditoire forcément inculte matière à réflexion. Bravo donc à TF1 !

 

Las ! Subsistent çà et là quelques îlots gauchistes. Les « guignols de l’INFO » sur CANAL +, sont heureusement étroitement surveillés à l’heure actuelle par une direction enfin consciente de ses responsabilités. On peut déplorer quelquefois sur France3 une liberté de ton peu compatible avec la déférence due aux institutions. Regrettons qu’ARTE se permette dans ses JT des points de vue non conformes à ceux de « la voix de la France », expression familière de Georges Pompidou. Ah le bon temps du ministère de l’Information ! Quant à M6, le Premier ministre vient d’y passer 3 heures. Cela ne sera pas une raison pour que, suivant la loi, la parole soit donnée pendant une heure à l’opposition. Bravo pour M6 !

 

Ce n’est pas assez mes Maîtres. Pour le bien de nos gouvernants, il convient, de donner plus de poids à la parole du MEDEF, d’éliminer toute contestation et esprit critique comme vient de le faire FRANCE INTER en supprimant la chronique  de Martin Winckler, le médecin écrivain. Il avait eu le malheur de s’attaquer au lobby des laboratoires pharmaceutiques, ces grands philanthropes. Heureusement, sur la même antenne Jean-Marc Sylvestre donne tous les matins un cours de loi de la jungle libérale. Rassurant. La direction de la chaîne peut être heureuse, l’information est …enchaînée. « La liberté n’est pas la licence » mes Maîtres. Il y a encore du travail, on compte sur vous, les journalistes(sic). D’avance merci pour tout.

 

 

 

Gédéon

 

Par ramiro
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